Philippe CHIGNIER
Né au 20ème siècle, Philippe Chignier sait désormais qu’il mourra au 21ème. Entre deux dates, il aura connu des familles, des amis, séjourné ici ou là, voyagé un peu.Il aura écrit quelques textes, déchets flottant sur les eaux profondes des océans.
Bien qu’il ne soit pas masochiste, son métier aura consisté à initier de jeunes esprits aux littératures de langue française. Comme si cela ne suffisait pas, il lui arrive de monter sur une scène de théâtre, ou de diriger des comédiens…
À ce qu’il croit.
Sous-texte :
1) Professeur de français, j’ai un grand-père venu enfant du sud de l’Italie.2) J’ai rencontré un comédien argentin dont l’ancêtre français est célèbre (Daguerre) J’ai aussi rencontré un comédien français d’origine catalane qui a (re)découvert le castillan avec cet argentin.
3) J’ai écrit une pièce pour eux.
4) J’ai écrit une pièce pour n’avoir pas à me dédouaner de mes propres origines.
5) J’écris d’un pays qui a subi (tradition millénaire outre l’épisode récent de la Résistance) et pratiqué (en Algérie) la torture. D’un continent qui a initié la notion désormais féconde de génocide et la déportation. Le pays des droits de l’homme aussi.
6) Faire disparaître son semblable est le point commun entre mon pays et les autres lointains.
Autres textes disponibles :
« Les Tellines », création en avril 2008, tournée en 2008-2009.« Ring », 2005, lecture publique en mai 2006 parrainée par l’académie internationale des auteurs
– festival de Châtillon sur Chalaronne. Création en décembre 2006.
« Jacques et son maître », adaptation scénique pour 2 comédiens du roman de Diderot.
« Dialogues de bois », 2002.