DOWN TOWN (GRAND CENTRAL)
Diégo Sanchez luthier à Saint Malo arrive dans une ville opulente où tout est possible... Comment ses « nouveaux amis » Omar Gomma et Vaclav Svoboda vont-ils l’aider dans cette nouvelle vie ?
Down town : l'histoire...
La pièce s’articule autour de la question de l’immigration qui, nous dit-on, doit être choisie, l’émigration ne l’étant pas.
La pièce montre donc un Français, luthier, débarquant dans la ville opulente dont il doit entretenir les instruments de l’orchestre philharmonique. Seulement, dans cette ville utopique qui ressemble tant aux nôtres, la suspicion administrative règne. Relayée par les agents de sécurité au service des contrôles administratifs.
Dès lors, la pièce ne fait que développer l’idée de départ, qui nous semble absurde, selon laquelle tout être est a priori suspect s’il ne se soumet pas. C’est une fable, mais prise sur le vif : qu’advient-il au vivant quand l’administration lui demande de prouver qu’il n’est pas mort ?
Down town : l'histoire d'une mise en scène...
Un pays, une terre d'échange, un étranger, des formalités. Cela pourrait être n'importe où, dans n'importe quelle nation, les mêmes lois faites pour tous.
Pensez-vous qu'une administration ou un système légal puisse faire, de n'importe quel individu, un être dépourvu d'identité ?
Est-il possible que sans le savoir, nous soyons tous identiques, broyés et moulés par les valeurs que nous défendons et incapables de nous en rendre compte ?
Un étranger arrive et tout pourrait être remis en cause, mais il semble normal que l'émigré se plie à la procédure et aux formalités, quitte à être maltraité et marqué aux fers rouges.
Un appartement, même grand et bien central, peut devenir une cellule et un emprisonnement, Diego Sanchez le découvrira à ses dépens. Des voisins, tous identiques, un employé attaché à appliquer le règlement, une seule fenêtre donnant sur le bruit de la circulation, et surtout bien suivre la procédure d'intégration. Va-t-il devenir fou, rentrera-t-il dans le moule, abandonnerat-il ce qui l'a conduit dans ce pays et quittera-t-il son "Grand Central" ?
Les questions que soulèvent cette pièce, nous renvoient directement à nos peurs de société qui sous prétexte d'exercer son bon droit, pense pouvoir tout se permettre en regard de l'étranger.
Jusqu'où, au nom de la société, nous est-il possible d'écraser quelqu'un , pour le faire rentrer dans un moule que nous aurions créé et qui se voudrait la conformité de tout un chacun. Faut-il se rassurer et se réjouir que nous soyons tous identiques?





